God save Wroclaw

Catholique, juive et protestante avant de redevenir catholique, Wroclaw est connue pour être la ville aux cent clochers. Majoritairement catholique, différentes communautés cohabitent dans le respect. Depuis la fin des années 1980, les musulmans ont eux aussi investi la ville. Des chants catholiques aux prières musulmanes, tour d’horizon de quatre religions.

Dans l’ombre de la cathédrale

Si les Polonais à 93% catholiques sont de moins en moins pratiquants, notamment les jeunes, les églises ne sont jamais vides. Tous les matins, des offices religieux attirent de nombreux fidèles qui reçoivent l’eucharistie avant de commencer leur journée. Les prêtres offrent plusieurs fois par jour le sacrement du pardon à ceux qui cherchent à se repentir. Les croyants prient en silence avant de rejoindre le confessionnal.

Au temple protestant

Avec plus de six cents croyants, les protestants luthériens, représentent aujourd’hui la deuxième communauté religieuse de Wroclaw. L’église de la Providence divine, a été reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, dans un style épuré.

Messe orthodoxe

A capella, le prêtre orthodoxe Konstanty Marczyk entonne des chants religieux, entrecoupés par les Amen des fidèles. Sous le regard des peintures byzantines, leurs lèvres effleurent les icônes en bois. L’encens embaume l’église de la Sainte-Mère de Dieu, que rien ne prédestinait à devenir cathédrale orthodoxe de Basse-Silésie. Ancienne chapelle catholique, puis protestante, elle a été reconstruite après la Seconde Guerre mondiale. Elle accueille aujourd’hui près de trois cents croyants.

Jour de prière à la mosquée

Chaque vendredi midi, hommes, femmes et enfants se pressent au numéro 24 de la rue résidentielle Jana Kasprowicza. La petite maison blanche, financée par les croyants, abrite depuis une dizaine d’années la mosquée de Wroclaw. Jusqu’à trois cents fidèles se serrent dans la maison exiguë. Au premier étage, le lieu de prière se divise en deux : pour les hommes et pour les femmes. Un tapis de couleur beige recouvre le sol sacré, sur lequel les fidèles prient, tournés vers La Mecque.

Couverture : ©ESJ-Noelia Ceballos

Mélanie BARBOTIN

Noelia CEBALLOS

Martin DELACOUX

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