Quand la synagogue prend des airs de discothèque

Il est 21 heures. La fête de Pourim bat son plein dans les murs de la synagogue de Wroclaw. Chaque année, la communauté juive de la ville célèbre cet évènement en se déguisant comme pour un mardi gras, en buvant et en mangeant plus que de raison…

« On est tenu de boire à Pourim jusqu’à ce qu’on ne sache plus différencier entre « Béni soit Mardochée et maudit soit Haman » », déclare, un verre à la main, un des membres de la communauté juive de Wroclaw déguisé en Aladin. Lors de cette journée particulièrement festive, la synagogue résonne des cris de joie et des chants des enfants, qui ont monté un spectacle pour l’occasion.

Pourim commémore la délivrance des juifs du massacre prévu par Haman, vizir de l’empire perse, en 480 avant J.-C. Avant de pouvoir profiter du buffet, les croyants assistent à la lecture du livre d’Esther par le rabbin dans une petite salle de prières, vers 20 heures. Il est de coutume, à chaque fois que le nom Haman est prononcé, de faire le plus de bruit possible, en criant ou en agitant des crécelles.

Ensuite, les 350 membres que compte la communauté de Wroclaw se rassemblent dans une grande salle au centre de la synagogue. Une scène a été installée pour y accueillir le spectacle des enfants, le concours de déguisements, de chants ou même le spectacle de drag queen. Dans un coin, un stand de pop corn et barbe à papa fait concurrence au buffet préparé par l’association des Juifs de Wroclaw. La fête dure jusqu’au bout de la nuit alors qu’à l’extérieur, pas un bruit ne filtre du joyeux désordre ayant cours dans la synagogue.

Le rabbin Tyson Herberger, qui est arrivé à Wroclaw depuis un an et demi, participe lui aussi à la fête et n’a pas peur de se mettre en scène pour cette occasion particulière.

Couverture : ©ESJ-Éléonore Vanel

Éléonore VANEL

Laura MARTIN

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